A Literary Tour de France
12. Guillon, 1 octobre 1774, Lyon

Messieurs de la Société Typographique de Neuchâtel

Lyon, le 1er octobre 1774

Messieurs,

Comme je croyais que mon séjour de Lyon ne serait pas si long qu’il est, depuis mon retour de la foire de Beaucaire, et qu’il faudra que j’y demeure encore quelques temps, n’étant pas assez en fond, à Lyon, comme il se trouve que l’on me doit à Lons-le-Saunier, mais qui ne se trouve échus que dans novembre. C’est pourquoi je vois envoie ma traite sur Messieurs frères Berthier la somme de L.237 pour solde des deux ballots qui avaient été à ma conduite. Il semblait sans doute, Messieurs, que vous aviez une méfiance terrible sur mon compte. L’année passée vous vouliez absolument ou être payés, ou avoir des assurances. Cela me faisait beaucoup de peine. Si vous eussiez connu ma façon de penser, vous auriez agi différemment. Je serais fâché de vous faire tort d’un denier. Vous trouverez ci-inclus ma traite, dont vous voudrez bien m’accuser réception, mais vous pouvez l’adresser à Clairvaux parce qu’à mon retour je la trouverai. Et toujours mon adresse chez Coulon. C’est ce que j’espère. Et suis avec le plus profond respect,

Messieurs,

Votre très humble et très obéissant serviteur,

                                                                        Guillon aîné

Je profite de l’occasion d’un de Genève.

Date: 
Sat, 10/01/1774